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Le cerveau en jachère

Lecteur, je suis van-née.
J’ai cru un instant que l’administration allemande aurait au moins le mérite d’être plus performante que l’administration française.
Je n’en sais rien, parce que les étudiants, eux, sont partout pareils, et qu’on s’est donc rendus en masse dans les 4 coins de Bonn prendre d’assaut les différents bureaux de l’université.
Temps moyen d’attente par feuille à signer : une heure.
Et vous imaginez bien que je n’en ai pas qu’une.

Bref, je ne m’en sors pas, mais comme je n’en peux plus de trimballer ma migraine d’un bout à l’autre de la ville, je prends une pause avant d’exploser (si je tache les murs je peux dire adieu à ma caution).
Et pour joindre l’utile à l’agréable, comme promis, une liste de films sans autre prétention que de vous distraire (vous êtes prévenus, si vous ne jurez que par le cinéma d’auteur, passez votre chemin), si comme moi vous avez grand besoin de décompresser.

Vous allez rire :

- Avec Joyeuses Funérailles, vu au cinéma par le plus grand des hasards. Pour ceux qui auraient l’idée saugrenue de me suivre au travers de mes nombreux déménagements physiques et bloguesques, je ne vais pas me répéter. Pour les autres, j’en ai déjà parlé ici.

- Avec Mariage à la grecque (en version originale « My big fat greek wedding »).


L’intrigue est on ne peut plus basique, un vilain petit canard complètement transparent aux yeux du reste du monde prend son destin en main, devient une belle jeune femme pleine d’avenir et rencontre son prince charmant.
Bon.
Sauf qu’on peut toujours changer, on fait difficilement abstraction de sa famille, et la belle en a une qui ferait presque passer la mienne pour normale (je finis par me dire que c’est propre aux méditerranéens).
Vous l’aurez compris, une sorte de La vérité si je mens, en plus romantique, et de mon point de vue, plus drôle. Un bon moment.

Vous allez pleurer :

- Avec N’oublie jamais (The Notebook).


C’est un mélo, c’est terriblement prévisible (les amours contrariées d’une jeune fille de bonne famille et d’un gentil garçon fauché), mais vous allez pleurer quand même.
Et être en émoi lors d’une scène de baiser (qui a valu au jeune couple d’acteurs un prix, d’ailleurs. Ne me demandez pas lequel, j’ai oublié).
Et vous demander où vous avez déjà vu Ryan Gosling.
J’hésite à vous le dire, vous ne voudriez plus voir le film.
D’ailleurs heureusement que je le sais, ça a refroidi mon côté midinette qui a bien failli tomber amoureuse de lui.
Je vous la fais en 3 mots : C’est mignoooooooon!

- Avec Orgueil et préjugés, énième adaptation du roman du même nom, avec Keira Knightley et  le très charmant -surtout sous la pluie – Matthew McFadyen.


On est donc en droit de se dire « ils ont voulu surfer sur la vague Keira Knightley ».
C’est fort probable, il n’en reste pas moins que ce n’est pas longuet comme la plupart des adaptations des oeuvres de Jane Austen.
Vous ne pleurerez peut-être pas. Peut-être même que vous aurez envie de taper l’héroïne. Possible que vous ayiez même envie de taper Mr. Darcy -sauf sous la pluie. Mais vous serez d’humeur fort romanesque, mon ami.

Vous allez régresser :

- Avec Frère des Ours.


Oui, c’est un Disney, et un récent.
Faisant partie de ceux qui estiment qu’après le Roi Lion « c’est plus pareil », je m’attendais à quelque chose d’aussi insipide que les multiples suites remâchées qu’ils sortent pour faire acheter des DVD aux parents.
Eh bien j’ai été agréablement surprise.
Bien sûr c’est plein de bons sentiments, bien sûr on a droit à toutes les ficelles classiques, et les personnages rappellent inévitablement ceux de Pocahontas… Mais on s’attache vite au petit ours. Néanmoins, si vous espérez la traditionnelle histoire d’amour entre le héros et une jeune fille au caractère bien trempé, il vous faudra voir… Le deuxième. Mais si vous avez aimé le premier, cette suite-là n’est pas trop ratée.

- 10 bonnes raisons de te larguer (10 things I hate about you)


Oui, c’est un teen movie, et avec tous les clichés du genre (mec-le-plus-populaire-du-lycée, bal de fin d’année…). Mais dans son genre, ce n’est pas le plus mauvais, et puis si vous êtes inconsolables depuis le tragique décès d’Heath Ledger, il en est l’un des personnages principaux. On y voit aussi une interprétation quelque peu inhabituelle de Can’t take my eyes off you

Si vous avez encore besoin d’une excuse intellectuelle pour vous déculpabiliser, sachez qu’il s’agit là d’une adaptation moderne (et trèèèèèès américaine) de la Mégère apprivoisée de Shakespeare, où un père tente de fiancer son aînée au caractère peu engageant, afin de pouvoir marier sa douce cadette aux nombreux prétendants.

Messieurs-dames, afin de finir ce billet sur une note positive (ou pas, parce que je commence à trouver que ça fait beaucoup d’effets d’annonce pour au final ne toujours pas voir sortir d’album, grr), Damon mijote quelque chose !

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