Help me! par Marianne Power : que se passerait-il si vous suiviez à la lettre les conseils des best-sellers du développement personnel ?

Marianne Power souffre du syndrome “Mais t’as tout pour être heureuse !”.
Une vie professionnelle fructueuse, une famille soudée, des amis qui l’adorent…
Certes, mais Marianne ne se sent pas épanouie. Elle déteste ses dents, n’a toujours pas connu l’amour, et ses finances sont catastrophiques.

Sa vie stagne depuis le salutaire coup de pied au derrière que lui avait asséné la lecture de Tremblez mais osez, qui l’avait poussée à remettre sa carrière sur les rails dans sa vingtaine.

Et si la réponse à tous ses complexes se trouvait dans les livres de développement personnel, qu’elle dévore frénétiquement mais dont elle n’applique jamais sérieusement les principes ?

Une résolution qui va l’amener à sortir de sa zone de confort : de l’épreuve de la thérapie du rejet (s’exposer volontairement au risque d’un refus pour se désensibiliser de la peur de se faire rembarrer) à poser nue dans un cours de dessin, en passant par l’inévitable et coûteux séminaire mené par un gourou du développement personnel, Marianne aura tout tenté.

Et c’est avec une franchise désarmante et de nombreuses pointes d’humour qu’elle retrace les hauts et les bas de son parcours : les doutes de son entourage, ses réussites et échecs, le côté égocentrique de la démarche et surtout, son combat avec la dépression.

Car Marianne est bel et bien en dépression et on ne peut s’empêcher de la suivre comme on soutient en vain les personnages d’un thriller, en s’écriant “Nooooon, pas par lààààààà !” alors qu’on sait très bien qu’ils vont quand même ouvrir la porte qui les mettra face à face avec leur pire cauchemar.

D’un livre à l’autre, Marianne a une furieuse tendance à oublier les leçons du précédent, ce qui n’est peut-être pas plus mal dans le cas du Secret, mais certainement dommage quand elle avait bien commencé à mettre de l’ordre dans ses finances…

Help me! est un croisement entre les galères de Bridget Jones et le parcours initiatique d’Elizabeth Gilbert dans Mange, prie, aimeAu final, l’expérience de Marianne Power amène à faire preuve de circonspection dans le recours aux ouvrages de développement personnel, tout en reconnaissant ce que les meilleurs d’entre eux peuvent apporter comme soutien quand leurs principes sont appliqués avec discernement.

Merci aux éditions Stock qui ont accepté de me faire parvenir cet e-book pour lecture et avis sur ce blog par l’intermédiaire de Netgalley !

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