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Rotterdam, ses musées éclectiques, ses anecdotes insolites

Passer d’une serre tropicale (coup de chaud garanti) pour admirer le ballet des papillons à un aquarium où les requins nagent au-dessus de votre tête. Toucher du bout des doigts le museau d’une girafe puis être complice des jeux d’oursons blancs jumeaux pour finir par rire avec les phoques (grand succès auprès des enfants), le tout en une seule et même matinée : c’est dans l’un des plus grands zoo d’Europe que j’ai commencé mon week-end à Rotterdam.

A mon grand regret, je n’ai vu ni loup, ni tigre, ni gorille, et tous les panneaux n’étant pas traduits en anglais.

Mais j’ai eu la chance de parcourir le zoo à une période de l’année où les petits étaient nombreux et les visiteurs encore rares, j’en garde donc un bon souvenir.

Diergaarde Blijdorp (zoo de Rotterdam) : ouvert tous les jours de 9h à 18h
Astuces : réduction possible avec la Rotterdam Welcome Card. Prévoir trois à quatres heures pour une visite complète et de la crème solaire ! De nombreux points de restauration sont accessibles dans le parc.
Adresse : Blijdorplaan 8, 3041 JG Rotterdam – A proximité du métro Blijdorp

Victime des bombardements durant la Seconde Guerre Mondiale, Rotterdam est aujourd’hui résolument moderne d’un point de vue architectural. Une promenade dans le pittoresque quartier de Delfshaven prend ainsi des allures de voyage dans le temps. Pour y accéder depuis le zoo, je vous recommande de descendre le long du canal Heemraadsingel, longé par des parcs reposants et des maisons aux façades des plus charmantes.

Delfshaven

Port prospère devenu indépendant en 1825 et réputé pour ses distilleries de gin, Delfshaven ne fait officiellement partie de Rotterdam que depuis 1888. C’est aussi le lieu de naissance de Piet Hein, marin du XVIIe siècle qui a mérité sa statue en ramenant au pays le trésor transporté par une flotte espagnole.

Conseil : pour une pause réhydratation, arrêtez-vous en terrasse de la brasserie De Pilgrim (Aelbrechtskolk 12) pour goûter la bière locale du même nom.

Les principaux musées de Rotterdam sont concentrés dans un même quartier. Si vous devez faire un choix, je ne saurai que trop vous conseiller le Boijmans Van Beuningen. Vous y admirerez des oeuvres d’époques et pays variés, de Rubens à Dali en passant par Bruegel, ma préférence étant allée aux surréalistes.

Mention spéciale pour la scénographie exemplaire : les explications sont nombreuses (et traduites en anglais cette fois !), aussi bien sur l’organisation des salles et les acquisitions du musée que sur le sens des oeuvres, les techniques utilisées ou encore la vie de l’artiste. Impossible de se fatiguer ou d’être saturé d’information pendant la visite.

La section design abrite actuellement et jusqu’au 13 septembre le « Design derby », retraçant l’évolution à travers le temps des designs belge et néerlandais. J’ai attrapé le livret d’animation façon album Panini (avec des petites cartes à collecter pour voter sur vos objets préférés) dont je n’avais pas compris qu’il était destiné aux enfants (oh ça va, hein, je n’étais pas la seule !) et je n’ai pas vu le temps passer !

Museum Boijmans van Beuningen : ouvert du mardi au dimanche, de 11h à 17h
Astuces : tarif réduit sur présentation de la Rotterdam Welcome Card. Comptez une bonne demie-journée pour visiter le musée dans son intégralité.
Adresse :Museumpark 18, 3015 CX Rotterdam – A proximité du métro Eendrachtsplein

Je n’ai pas visité le Museum d’histoire naturelle de Rotterdam qui, dit-on, expose entre autre un squelette de baleine impressionnant. Mais j’ai lu à son sujet une histoire que l’on peut qualifier de multiples manières, je m’en tiendrai pour ma part à « peu commune ».

Chaque année, le 5 juin plus exactement, se tient le Dead duck day, le jour du canard mort. On célèbre à cette occasion un canard empaillé qui a trouvé son trépas en se heurtant à une vitre du musée. Là ne s’arrêtaient point les mésaventures de la pauvre bête qui fut violée post-mortem par un de ses congénères du même sexe. Pas l’événement le plus réjouissant du monde, et pourtant, nos amis Néerlandais en ont fait une fête, ou du moins une commémoration, quelque peu particulière.

Pourquoi ? Le jour fatidique de trouvait en ces lieux un ornithologue du nom de Kees Moeliker qui, en assistant à la scène, a trouvé l’inspiration pour un article scientifique qui a révolutionné sa carrière. Je lui laisse donc la parole.

Je ne sais pas vous, mais je ne regarde plus les canards de la même manière !

Encore tous mes remerciements à Thalys qui m’a offert l’aller-retour en train. Si mon récit vous a donné envie d’aller découvrir Rotterdam par vous-même, retrouvez toutes les informations pratiques dans cet article : un week-end à Rotterdam

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