David Bowie et le rock dandy : la biographie juste après

Le souvenir de l’exposition David Bowie is à la Philharmonie de Paris comme l’émotion de sa récente disparition étaient encore frais dans ma mémoire au moment où j’ai lu David Bowie et le rock dandy.

Il y avait un challenge énorme à relever pour Loïc Picaud, journaliste musical et biographe de nombreuses icônes de la musique, de Paul McCartney à Elton John, en passant par Serge Gainsbourg, pour la réédition 2016 de son livre initialement paru en 2007. Il s’agissait d’être suffisamment exhaustif pour informer ceux qui n’ont qu’une vision superficielle de l’oeuvre d’un artiste particulièrement prolifique, sans décevoir les fans de longue date en répétant des mythes remâchés.

L’auteur s’en est ma foi plutôt bien acquitté en cataloguant les phases successives de la carrière de Bowie et toutes ses influences, sans céder à la tentation d’écrire une success story. Les débuts difficiles, les passages à vide, les erreurs de parcours, les magouilles des managers ne sont pas occultés.

Une part importante est réservée à l’environnement de David Bowie, son entourage artistique plus que personnel (malgré quelques évocations assez rapides de sa vie privée) en particulier.
L’ouvrage recense méticuleusement tous les collaborateurs sur lesquels Bowie s’est appuyé, au risque de tomber parfois dans le “name-dropping” que Loïc Picaud présente justement comme l’une des grandes habitudes de l’artiste.

Peu d’entre eux feront long feu, on retiendra néanmoins quelques fidèles, avec des hauts et des bas bien entendu : le producteur Tony Visconti, l’incontournable Iggy Pop, le talentueux guitariste Mick Ronson à la personnalité si diamétralement opposée d’un Bowie excentrique et androgyne, Brian Eno ou encore son assistante Corinne Schwab, qui l’a accompagné dans ses années les plus difficiles sous l’influence de la drogue.

Le livre en soi mêle photos et texte sans que l’un ne prenne excessivement le pas sur l’autre, la lecture est agréable. La couverture noire est un hommage louable et graphiquement réussi à l’album-testament Blackstar, mais sa souplesse la rend facilement endommageable…

Pour conclure, je dirai que David Bowie et le rock dandy est un peu plus qu’une biographie de Bowie : c’est une histoire du rock des années soixante à nos jours, racontée au travers du parcours d’un des rares artistes qui a su se remodeler au fil de ses évolutions.

Ziggy Stardust et les commentaires de Mars
Je serais curieuse de savoir quelle est votre période préférée ou vos chansons, films et albums favoris dans la carrière de David Bowie ?

Merci à Babelio et aux éditions Hors collection qui m’ont adressé cet ouvrage dans le cadre de Masse Critique et ainsi mis un peu de baume au cœur de l’admiratrice inconsolable que je suis !

Vous aimerez peut-être

Lola Bensky par Lily Brett : stars du rock, antisémitisme et problèmes de poids

Je m’attendais à autre chose de la part de ce livre : un hymne rock’n’roll …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :
>