Organiser son premier voyage au Japon : ce qu’il faut savoir

Si vous me lisez ou connaissez depuis longtemps, vous savez qu’aller au Japon était mon rêve depuis plus de 20 ans. À chaque Nouvel An, je me répétais “cette année, je pars au Japon !!!”, et vous savez ce qu’il advient des résolutions…

Eh bien en 2019, je peux enfin dire que j’ai coché la case Japon sur ma bucket list.

Le temple de Kiyomizu Dera à Kyoto (dont la beauté m’a fait verser une petite larme, en dépit de la foule environnante)

Ce n’était pas un hasard si je n’avais pas réussi à mener mon projet à bien jusqu’à présent. Partir au Japon, en tout cas si l’on a l’intention de profiter au maximum de l’expérience, demande du temps (donc des congés suffisamment longs), de l’argent, et beaucoup d’anticipation. Quelque part, chaque année où je n’ai pas fait ce voyage m’a servi de préparation. Avec cet article, j’ai envie de vous faire profiter de mon expérience et de vous donner toutes les réponses que j’aurais aimé avoir avant de partir.

Quel budget pour un voyage au Japon ? Est-ce cher ?

Partir au Japon pour pas cher, c’est possible. Voici quelques conseils pour économiser :

  • Réserver son vol à l’avance. J’ai réservé mon vol via Expedia en septembre pour partir en mars, et j’en ai eu pour 1 000€, pour deux, aller-retour. Pas mal non ?
  • Eviter les périodes fortement touristiques. La Golden week fin avril par exemple, l’équivalent de nos ponts de mai au Japon, est paraît-il un véritable cauchemar et les prix s’envolent à cette période. Pour ma part, j’ai choisi de partir début mars qui me semblait un bon combo : climat ni trop chaud, ni trop froid, ni trop humide, pas encore tout à fait la saison des fleurs de cerisier qui commencent à bien pousser fin mars, et les prix des vols comme des hôtels restaient raisonnables. A consulter : quels sont les meilleurs moments pour partir au Japon en fonction de la fréquentation, du coût du billet d’avion et des nuits d’hôtel ?
  • Côté nourriture, vous allez adorer les convenience store, konbini en japonais (parmi les plus connus, 7eleven, Lawson, FamilyMart…). Ce sont des supérettes que vous trouverez à tous les coins de rue, ouvertes quasiment en permanence, où vous pourrez faire des repas complets et assez qualitatifs pour moins cher qu’au restaurant. On vous offrira des couverts en caisse et si vous n’avez pas de micro-ondes dans votre hôtel, on vous proposera même de réchauffer votre plat.
  • Privilégier les logements économiques, surtout dans les grandes villes comme Tokyo où le prix des hôtels atteint rapidement des sommets dignes du mont Fuji. Je ne suis pas une adepte d’Airbnb, je ne peux donc pas vous dire si c’est avantageux. Les auberges de jeunesse se développent de plus en plus au Japon, si vous êtes prêts à tenter l’expérience les love hotels et hôtels capsules sont également abordables.
  • Et n’oubliez pas le cashback dont vous pouvez bénéficier sur Igraal (j’en ai profité sur mon vol avec Expedia, et mes réservations d’hôtel avec Booking). Pour rappel, le principe c’est un pourcentage de vos achats qui vous sera remboursé plus tard, une sorte de réduction à retardement. Comment ça marche ? Cliquez !

Ce point évoqué, de mon côté pour les hôtels comme pour les restaurants, j’ai choisi de me faire plaisir de temps en temps (notamment pour aller voir le mont Fuji où on s’est offert une nuit dans un ryokan, un hôtel traditionnel qui forcément est plus coûteux). Et on ne va pas se mentir, les villes japonaises sont des tentations permanentes : il y a des boutiques partout qui vendent des objets ingénieux ou des gadgets adorables qu’il vous faudra absolument. Bref, vous allez certainement dépenser plus que pour n’importe quel autre voyage, mais il y a des moyens de limiter les dégâts.

Combien de temps partir pour découvrir le Japon ?

Nous sommes restés 17 jours. Cela nous a permis de bien explorer Tokyo, de passer 2 jours à Tokyo Disney Sea et Tokyo Disneyland, d’aller voir le mont Fuji depuis Kawaguchiko, de visiter Kyoto à fond, de voir le château d’Himeji, et de passer une journée à Nara, Kanazawa et Yokohama.

Forcément, cela veut dire qu’il y a tout un tas de grandes villes japonaises que j’ai fait le choix de ne pas visiter, sans parler des Alpes japonaises ou encore d’Okinawa qui fera sans doute l’objet d’un prochain voyage. Du coup, c’est difficile de donner une réponse universelle, mais je pourrai au moins vous donner dans mes prochains articles la durée optimale selon moi de chaque visite.

Partir au Japon sans parler japonais, est-ce compliqué ?

Gardez en tête que mon parcours ne comprenait que des grandes villes et endroits très touristiques. Mon expérience ne sera donc pas pertinente si vous avez prévu de partir au fin fond des campagnes japonaises.

Mon impression générale, c’est que les Japonais ne sont pas très à l’aise avec l’anglais. Parler une langue étrangère semble les embarrasser. Un peu comme les Français, hein, on ne va pas se mentir, sauf que le Français est désagréable quand il n’a pas envie de parler anglais, alors que le Japonais est gêné #Cliché

Ce qui m’a le plus surprise, c’est à Disneyland, où je m’attendais à ce que les employés soient habitués à échanger avec beaucoup de touristes étrangers (dans les faits, les non-japonais n’étaient pas si nombreux que ça).

Et non, les applications de traduction grâce à l’appareil photo de notre smartphone ne nous ont pas aidé beaucoup.

MAIS.

Les menus de la plupart des restaurants existent en version anglaise, aussi vous n’aurez aucun mal à commander. Toutes les caisses affichent le montant que vous devez. Google maps, avec votre allié le Pocket wifi, vous sauvera la mise dans les transports en commun dans 80% des situations. Avec quelques phrases essentielles en tête, vous parviendrez à subvenir à vos besoins principaux sans trop de difficultés, même si vous ne comprendrez pas ce qu’on vous répond en retour.

Et il vous reste la solution universelle : gesticuler pour vous faire comprendre. Je vous invite à consulter mon article sur les livres utiles à emporter au Japon où vous trouverez des guides de conversation et un imagier bien pratique.

Bref, si vous ne parlez pas japonais, et même si vous parlez très mal anglais, vous survivrez.

Autres informations utiles à garder en tête

Le survival kit du touriste au Japon. Serviette, batterie, imagier et carte prépayée Suica, pour les transports.
  • Pas besoin de visa pour un Français désirant séjourner moins de 90 jours au Japon. Mais vérifiez que votre passeport est valable jusqu’à la date du retour !
  • Beaucoup de restaurants, magasins et même hôtels n’acceptent pas les règlements par carte bancaire, y compris Visa. Vous aurez besoin de tirer beaucoup d’argent liquide, or les distributeurs acceptant les cartes étrangères sont rares. La solution se trouve encore une fois dans les konbini (7-eleven, FamilyMart, Lawson…).
  • On ne donne pas de pourboire aux serveurs au Japon.
  • Il y a des toilettes partout au Japon, la grande majorité étant gratuites ET propres. Si si, c’est très important de le savoir. En revanche, vous y trouverez rarement de quoi vous sécher les mains après les avoir lavées. Munissez-vous d’une de ces petites serviettes que vous trouverez en vente partout, je vous garantis que l’achat sera rentabilisé.
  • De très nombreux sites touristiques nécessitent une réservation à l’avance (parfois plus d’un mois). Renseignez-vous pour éviter les déconvenues, et attendez-vous à faire la queue quand même, c’est un sport national.

D’autres informations utiles que j’aurais oubliées dans cet article ? Avez-vous trouvé le Japon excessivement cher et les Japonais plus à l’aise en anglais que ceux qui ont croisé ma route ? Partagez votre expérience dans les commentaires !

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