Rentrée littéraire : Max et la grande illusion, par Emanuel Bergmann

Attention mesdames et messieurs, sous vos yeux ébahis, la blogueuse va sortir de son chapeau un e-book qui vous fera rire, qui vous fera pleurer, et qui devinera dans le secret de vos pensées ce que vous attendiez de cette rentrée littéraire !

C’est encore à Netgalley, et cette fois aux éditions Belfond qui ont accepté de m’en adresser un exemplaire pour mon Kindle, que je dois ce nouveau coup de cœur dont les mots toujours justes m’ont touchée dès les premières pages.

Traduit de l’allemand par Mathilde Sobottke (et très certainement avec brio tant j’ai apprécié le style fluide, sans fioriture superflue de l’auteur), Max et la grande illusion est un premier roman qui joue sur le registre de l’émotion sans s’apitoyer outre mesure sur le sort de ses personnages, dont certains ont pourtant survécu à la Shoah.

Pas d’idéalisation de l’enfance non plus, les parents en prennent pour leur grade, quant aux vieillards, ce sont leurs défauts et leurs obsessions qui nous les rendent attachants. Aucune des bassesses et des mensonges des protagonistes ne nous sont épargnées, et c’est ce qui contribue au réalisme de l’histoire. La “magie” elle aussi, voit ses artifices révélés… Et elle n’en est que plus glorieuse.

Nous sommes les porte-parole des dieux et les gardiens d’une vérité éternelle.
– Oui, dit Mosche, tout excité. Quelle vérité ?
– La vérité des mensonges.
– Comment les mensonges peuvent-ils être vrais ?
– Comment ? Les gens sont avides de se faire berner. Ils veulent croire à quelque chose de plus grand. Nous, on leur donne quelque chose d’un peu plus petit, et c’est pour cette raison qu’ils reviennent. La magie est un magnifique mensonge.

Saluons aussi une psychologie des personnages qui n’est jamais manichéenne ni cliché.

Les destins croisés du jeune Max et du Grand Zabbatini se racontent tour à tour sans qu’on perde le fil. Amour, amitié, voyage initiatique dans l’Europe de l’Est de la moitié du XXe siècle, traditions juives, tout y est. Mais le thème principal du livre, c’est sans doute la transmission entre générations (et pas seulement à sens unique, de nos aînés aux plus jeunes).

Des portes sont ouvertes sur des intrigues policières, sur le devenir de personnages secondaires qui sont livrés à notre imagination pour en connaître la suite, sur des légendes… Pourtant la conclusion du roman se révèle à l’image de l’ensemble du livre : parfaitement pesée à la virgule près, tombant à point nommé, apportant juste ce qu’il faut de réponses, d’espoir et d’émotions. Pour la découvrir, il faudra vous fier à ma recommandation et vous plonger dans le très prenant Max et la grande illusion !

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