Blanche de Castille par Marcel Brion

Couronnement de Louis VII et Blanche de CastilleAvant de me lancer à corps perdu dans le NaNoWriMo, il me restait une mission à accomplir : terminer Blanche de Castille, Régente de France, mère de Saint Louis, que m’ont envoyé les éditions Tallandier dans le cadre de l’opération Masse critique de Babelio.

Après l’excellent portrait de Franck Ferrand sur Aliénor d’Aquitaine dans son émission Au cœur de l’Histoire sur Europe 1, je me réjouissais par avance d’en apprendre davantage sur sa petite fille, infante d’Espagne, épouse du Roi Louis VII de France, et mère du futur Saint Louis.

Blanche de Castille a traversé bien des drames, depuis les luttes intestines entre les nobles espagnols qui les occupent trop pour qu’ils se retournent contre l’occupant maure au massacre des Cathares, en passant par les incessants conflits entre la France et l’Angleterre, jusqu’à la mort de son mari qui, parti en croisade contre les hérétiques du Languedoc, décède au retour non d’une blessure de guerre, mais de la dysenterie.

Femme pieuse et mère dévouée, elle dut se battre pour imposer son fils aîné âgé de 12 ans seulement sur le trône. Elle reste régente jusqu’à sa majorité et le marie alors à Marguerite de Provence, pour laquelle elle sera une belle-mère jalouse. Le cœur brisé par le départ de son fils en croisade, elle rend son dernier souffle à l’âge de 64 ans après une existence bien remplie, sous le signe de la bravoure et de la vertu.

Marcel Brion, auteur de cet ouvrage, était membre de l’Académie Française, et si je ne l’avais pas appris de la quatrième de couverture, son style l’aurait probablement trahi. Ce portrait de Blanche de Castille est le chaînon manquant entre la biographie et le roman historique.

Si les élans patriotiques et les récits enflammés de batailles épiques permettent de revivre avec passion les grands moments de l’Histoire de France dont Blanche de Castille fut le témoin privilégié, on peut déplorer une certaine partialité, un manque de repères (une carte ou une chronologie seraient fort bienvenus) et l’absence de sources pour renforcer la crédibilité du tout (d’où viennent ces sentiments prêtés aux personnages ?).

Pour conclure sur une note positive, reste le format poche du livre, confortable à lire et léger à transporter comme c’est hélas rarement le cas pour les biographies !

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