Lecture caféinée

roman du caféComme beaucoup d’écrivains, Pascal Marmet est accro au café.

Comme beaucoup de blogueurs, moi, j’ai développé une addiction à la théine.

J’ai cependant accepté avec plaisir son invitation à m’initier aux mystères de son breuvage préféré. Un palais qui sait apprécier les subtilités du thé n’est pas hermétique aux arômes du café, et je m’inscris en faux contre cette prétendue rivalité entre deux nectars qui après tout, se ressemblent dans la passion viscérale qu’ils suscitent chez leurs amateurs épicuriens. Ces derniers sont pareillement sensibilisés à l’amour des bons produits, et au respect des rituels de préparation qui font d’une boisson bien plus qu’un plaisir gustatif, un facteur d’inspiration, rapidement indispensable.

Mais je dois bien avouer que ma culture du café laisse à désirer.

Ou du moins, elle laissait à désirer. Après lecture du Roman du café, deuxième parution de Pascal Marmet dans la collection des Romans des lieux et destins magiques aux Editions du Rocher, cette lacune est dûment comblée.

Comme pour le Roman du parfum, nous suivons les traces d’un surdoué du café en la personne de Julien, jeune non-voyant élevé par son grand-père, torréfacteur aigri par la mort de sa fille adorée. Notre héros, jeté à la rue après avoir blasphémé en vantant les mérites du café Nespresso, se réfugie chez sa meilleure amie et entame en sa compagnie un voyage de Paris au Brésil, au cours duquel le lecteur apprendra tour à tour l’histoire de la diffusion du café, les secrets de sa fabrication, et les enjeux écologiques et économiques qui pourraient le menacer de disparition. Le tout est raconté avec l’enthousiasme habituel de l’auteur et sa sympathie bien sensible pour les passionnés de l’or brun.

Notre ami romancier n’est pas avare en anecdotes, en bonnes adresses et même en recettes cosmétiques : les connaissances qu’il n’a pas pu semer au fil de l’intrigue, il les propose au lecteur en fin d’ouvrage, avec un glossaire, un point sur les effets du café sur la santé (j’ajouterais d’ailleurs en connaisseuse que la caféine est un ingrédient fréquent dans plusieurs traitements visant à soulager les migraineux !), et même quelques paragraphes sur le café et les femmes.

Un bon livre pour moi, c’est un livre qui en plus de me distraire et de me cultiver, sait donner envie. Ce Roman du café a suscité chez moi le besoin d’améliorer ma très monotone dégustation de café, au point que je me suis promis d’élargir mes horizons chez un torréfacteur digne de ce nom au lieu d’acheter mon café moulu emballé sous vide qui fait insulte à ma fidèle cafetière à piston. A vous de vous y plonger, mais soyez prévenus : cette lecture peut provoquer une addiction !

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3 commentaires

  1. très belle analyse et très bonne critique de mon dernier roman
    je serai au salon du livre de paris le dimanche 23 mars de 10 h à 20 h
    A cette occasion, j’offrirai le café sur le stand de VOOLUME

  2. Une bien belle chronique qui donne envie de se plonger dans ce roman ….

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