Eté, par Edith Wharton, ou la nouvelle Emma

Mon rythme de lecture pâtit lui aussi de mon manque de temps.

C’est donc à la vitesse de deux pages par pause déjeuner que j’ai lu Eté, pourtant tout petit roman d’Edith Wharton.

 

La quatrième de couverture vous apprendra qu’Emma Bovary était le roman préféré de l’auteur, une Américaine installée en France au XXème siècle. Ce qui aurait dû me mettre la puce à
l’oreille : j’ai détesté la Bovary.

Personnellement, j’ai surtout fait le lien avec une autre Emma : celle de Jane Austen, et souvenez-vous, je n’en raffolais pas non plus.

Charity, l’héroïne d’Edith Wharton, est une jeune femme ingrate, sans culture, certes pas sans caractère, mais il est mauvais. Elle vit avec son tuteur qu’elle méprise, dans
une petite ville qu’elle exècre, et elle tombe amoureuse d’un jeune homme banal.

La suite est on ne peut plus prévisible : les rebondissements qu’on aurait pu attendre de la mystérieuse origine de Charity (la fameuse communauté vivant à “la Montagne”, qui amenait
pourtant un suspense accrocheur au début du livre)
, ou le soi-disant caractère sulfureux du livre pour son époque, retombent comme un soufflé dont les 15 premières minutes de
cuisson auraient été perturbées par l’ouverture de la porte du four (oui, aujourd’hui j’ai la métaphore gastronomique).

Dommage. Parce que le style est fluide, agréable, sans trop de fioritures. Suffisamment pour me persuader de donner une deuxième chance à Edith Wharton. A ma prochaine pause déjeuner,
peut-être.

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2 commentaires

  1. Je n’aime pas non plus Emma Bovary… Surtout depuis qu’on a visionné le film (avec Isabelle Huppert) en classe… Et ma prof a trouvé le scénario bien ficelé.
    Alors que j’ai trouvé bien plat, aussi plat qu’un lac.
    Du coup, ça ne m’a pas encourage à lire l’ouvrage, ayant peur de tomber à plein escient dans le même ennui.

    Mais pourquoi tant d’américains connaissent et sont fascinés par Emma Bovary ??

  2. J’ai lu quelques billets de ton blog que je trouve fort bien écrit et amusant. Je constate que tu n’as pas changé, toujours studieuse et rigolote. J’ai hâte que tu mettes en ligne ton nouveau blog que je puisse davantage juger du choix de la couleur violette.

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