Petite bibliographie culinaire

Je vous ai déjà parlé du livre de recettes japonaises que m’avait offert Canarovore pour mon anniversaire. Il se trouve que ce n’est pas le seul que j’ai reçu pour l’occasion, comme quoi il n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd que je m’étais mise à la cuisine. Par ailleurs, j’avais déjà acheté quelques bouquins moi-même, avec la ferme intention de me servir de Canarovore comme cobaye pour améliorer mon peu de technique. Pour vous rassurer, il s’en plaint rarement, ce qui peut signifier :

a) Qu’il a l’estomac solide
b) Que je ne suis pas si mauvaise que ça
c) Qu’il est poli et bien élevé
d) La réponse d.

Il n’empêche, quel que soit mon niveau réel en cuisine, que je me sentais tout à fait concernée par le titre de celui-ci : “Tout ce que votre mère aurait dû vous apprendre en cuisine” (12€90 aux éditions Marabout). Mon deuxième prénom étant Calamity, ma mère maintenait un périmètre de sécurité autour d’elle quand elle mettait la main à la pâte.
Et puis sa couverture au style rétro est du plus bel effet sur mes étagères.


En l’achetant, j’espérais un équivalent du célèbre Je sais cuisiner de Ginette Mathiot. Maaaaaaais si, vous l’avez forcément vu dans une cuisine ou une autre, avec sa couverture d’un très beau jaune en ce qui concerne l’exemplaire tout corné de ma Génitrice, que je regrette énormément de ne pas avoir trouvée sur internet (c’était d’un kitch sans nom, même à l’époque où ma mère n’avait pas encore pour devise “heureusement il y a Findus”, c’est dire si ça date).

Et cela y ressemble, avec moult définitions des termes culinaires, description des ingrédients, et schéma expliquant quel morceau de boeuf est le plus tendre. Les recettes y sont cependant très courtes : l’objet essentiel de ce livre, c’est avant tout de vous apprendre à distinguer les tomates POUR votre recette, pas de vous donner la recette elle-même.

Autre particularité, les noms des auteurs ne sonnent pas très français. Il n’est donc pas étonnant d’y trouver la recette du Flummery (que je pourrais vous dire ce que c’est, mais ce serait plus drôle que vous cherchiez tout seuls), mais aussi des tamarillos pochés (itou) ou du satay au poulet.

Bref, indispensable, à condition de posséder également un livre aux recettes plus détaillées.

Parlons à présent de Russie, la cuisine de ma mère (Pavel Spiridonov aux éditions Minerva), qui, donc, m’a été offert par deux amies (vous comprendrez donc que je ne mentionne pas le prix, mais nul doute que vous le trouverez facilement en ligne) dont l’une est passionnée de cuisine de longue date.

C’est un très gros livre, illustré de très belles photographies non seulement des plats, mais aussi de Saint Pétersbourg (ville sur laquelle je fantasme depuis de longues années). Ici, la cuisine est prétexte à l’évocation de souvenirs de l’auteur : c’est à la fois très convivial et très instructif, puisqu’on apprend beaucoup sur la culture russe au travers de leur gastronomie. C’est également très complet, avec des recettes de l’entrée au dessert, en passant par… La boisson ! Pour fabriquer soi-même un authentique kvas russe !

Et pour finir, mon chouchou… Cuisine pour étudiants fauchés et pressés ! (9,50€ aux éditions Milan)


Je n’ai qu’un seul reproche à lui faire : l’absence totale de photos représentant les plats. Elles sont cependant remplacées par des illustrations amusantes et très colorées. Le livre tout entier est imprégné d’humour, les recettes sont simples, rapides, on en trouve aussi bien des originales et exotiques que les grands classiques, et tous mes tests ont été plutôt concluants.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Vous aimerez peut-être

monde flottant alan spence thomas glover

Le monde flottant, par Alan Spence : un gaijin écossais à la conquête du Japon des samouraïs

C’est un beau livre dont l’intrigue se place quelque part entre le roman d’aventures, l’épopée …

8 commentaires

  1. Canarovore: -est bon public -a toujours faim -très bien élevé Mais nul doute que tu as des talents culinaires (au moins, toi, tu tentes et tu testes!) Vivement que je teste ton confit de canard maison!

  2. Je coche a), b), c) et d). Mais surtout d). Et puis surtout b). Et puis surtout a) quand même.

  3. Merdouille, grillé par la super blonde.

  4. Boah, j’espère que tu élargiras ton cercle de cobaye à l’occasion. Et bon appétit bien sûr !

  5. Ginette m’a sauvée la vie ici, j’adore Ginette, je lui voue un culte… j’avais d’ailleurs piqué l’exemplaire de ma maman qui m’en a offert un de poche à Noël, Ginette je recommande. Le livre sur la cuisine russe a l’air fort appétissant aussi. Je te conseille par ailleurs du Nigella ou du Jamie Oliver, c’est simple et facile et ça impressionne les invités ^^’

  6. FF… cette technique pour se faire inviter!!! Honte à toi :p

  7. Ginette… c’est pas un livre ayant pour sous-titre “la perfection au masculin”? Parce que si c’est ça, j’l’ai vu souvent quand j’étais petite mais dans la salle de bain… Alors comme ça, ma mère faisait son gigot dans la baignoire??? 😮

  8. En fait, plus sérieusement, Ginette incarnait vraiment “la perfection au féminin”, catégorie parfaite femme au foyer. Elle cuisinait, savait recevoir, et gérait les menus pour la semaine.

%d blogueurs aiment cette page :