Groupie or not groupie ?

Après les geishas, les groupies. Je devrais me faire psychanalyser pour déterminer l’origine de ma fascination pour les séductrices dont on est en droit de se demander où se trouve la limite entre leurs, ahem, pratiques, et la prostitution.

C’est d’ailleurs une réhabilitation du mot groupie que tente de faire Pamela Des Barres dans son ouvrage traduit en français “In Bed with, 24 groupies racontent”.

Elle-même est grande groupie devant l’éternel, comptant parmi ses conquêtes Jimmy Page de Led Zeppelin, Mick Jagger des Rolling Stones, Keith Moon des Who, Noel Redding bassiste de Jimi Hendrix et autres sommités du rock. Ayant déjà raconté son épopée sexe, drogues et rock’n’roll dans deux autobiographies, elle se pose cette fois en intervieweuse-confidente de ses congénères groupies, toujours rivales et parfois solidaires.

Et vous savez quoi ? J’ai dépensé 22 euros pour faire l’acquisition du livre qui m’intriguait. Je ne les regrette pas : les plus de 400 pages d’anecdotes croustillantes se dévorent. On y découvre qui en a une grosse, qu’Iggy Pop s’est envoyé à peu près tout le monde, que Kurt Cobain aimait se travestir et que Chuck Berry est scatophile. Que coucher avec des “roadies” n’est parfois qu’un moyen d’approcher des stars.

Et au milieu de toute cette débauche, on se prend à s’attacher à toutes ces filles décrites avec respect et tendresse par Pamela. Pour elle, être une groupie, c’est faire preuve d’ouverture d’esprit en assumant le désir et célébrer le rock’n’roll. Marie Madeleine était la première groupie, à l’instar d’une Marianne Faithfull que cela n’a pas empêché de faire une brillante carrière. Plus que des groupies, des muses.

Alors, les groupies ne sont-elles que des filles faciles ?
Je me suis fait mon idée.
A vous de vous faire la vôtre.

Playlist groupiesque :

I’m in love with the oh oh man – The GTO’s :

Rien à voir avec le manga, les GTO’s était un groupe de groupies, parmi lesquelles Pamela des Barres, formé sur une idée de Frank Zappa (lequel a épousé Gail, une de ses groupies).


Plaster Caster – Kiss :

Une jeune fille prénommée Cynthia eut l’étrange idée de réaliser des moulages en plâtre des parties génitales des membres de groupes de rock qu’elle idolâtrait, d’abord dans le but de les approcher, puis, encouragée par Frank Zappa, éleva la pratique au rang d’art… Le petit groupe de jeunes filles qui l’assistait était connu sous le nom de “Plaster Casters”.


Lady d’Arbanville – Cat Stevens :

La chanson évoque Patti d’Arbanville, qui a brisé le coeur du chanteur.

We’re an american band – Grand funk railroad :

“Sweet, sweet Connie, doin’ her act
She had the whole show and that’s a natural fact.”

Connie Hamzy
était connue pour ne pas hésiter à accorder des gâteries, non seulement à tous les membres des groupes de rock qui ont croisé sa route, mais aussi aux membres du staff afin d’obtenir des accès backstage.

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3 commentaires

  1. Oh, elle a un joli chapeau^^

  2. Gail n’a Zappa n’a il me semble jamais fait partie des GTO’s. Et je suis certaine qu’elle n’était pas groupie.
    Frank Zappa ne pratiquait pas les groupies, elles étaient surtout là pour distraire ses musiciens (Stevie’s Spankin, au sujet des relation Steve Vai/Laurel est un morceau assez rigolo sur les groupies et leur avilissement.)

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