Rencontre du 3ème type

Parfois, j’entre en communication avec une espèce intellectuellement supérieure.
Un ALLEMAND.
Car il faut bien être surentraîné du cerveau dès son plus jeune âge pour maîtriser avec une rapidité surhumaine autant de grammaire.

Quand j’avais latin au lycée, je gloussais fortement avant le cours, parce que dans la salle d’à côté se trouvait une classe de Génie Mécanique, rien que des garçons qui n’avaient de génies que le nom, mais un fort potentiel de perturbation hormonale. Il y en avait deux avec laquelle ma voisine et moi échangions des petits papiers roulés par le trou de la serrure. On flirtait un peu mais pas trop, parce qu’on ne savait pas s’ils étaient mignons ou pas, hein, courageuses mais pas téméraires.

Ce fut mon dernier échange épistolaire clandestin en classe jusqu’à hier.
Dans mon cours sur les médias, le pouvoâââr et la manipulation (ça fait encore plus peur en allemand), il y a une fille qui ressemble à Amel Bent en plus mince.


Sauf que moi, elle me faisait peur. Déjà, parce qu’elle est plus intelligente que moi. Vous me direz, y en a beaucoup dans ce cas-là. Mais un jour, c’est elle qui décidera de la législation européenne qui régira mes droits civils, voyez.
Ensuite parce que lorsqu’elle prend la parole en cours, elle est légèrement castratrice.
Alors respect, baisse les yeux si elle te regarde.

Donc quand elle m’a tendu un bout de papier plié en 4, j’ai regardé à droite puis à gauche comme si j’allais traverser la route pour savoir à qui il fallait que je fasse passer. Elle m’a fait signe que c’était pour moi. Oh mon Dieu. Qu’est-ce que j’ai fait ? Elle va me casser la gueule à la récré ? Au secouuurs !

Pour ne pas aggraver mon cas, je n’ai pas traîné pour déchiffrer la missive.
Et là, j’ai failli éclater de rire (ce qui eût été du plus mauvais effet dans un exposé sur les médias pendant la Guerre du Golfe).

Mon vernis lui plaisait.

Vous savez, le bleu assorti à mon sac, que je frime trop parce que je l’ai acheté à Londres et que je me prends pour la grande prêtresse du style depuis (même avec une sale coupe de cheveux).

J’ai griffoné que là tout de suite je ne me souvenais plus de la marque, mais que je pouvais lui dire la semaine suivante.
Croyez-moi si vous voulez… Elle m’a souri.
Le jour où elle sera présidente du Monde, ben peut-être qu’elle se souviendra de moi.
Du pouvoir social d’un vernis à ongles.

La prochaine fois, je vous parlerai de la fille qui ressemble à Emily the Strange, dont les tenues gothic lolita me fascinent, mais en évitant de la regarder dans les yeux, quand même.

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Un commentaire

  1. ca faisait qq tps que je n’étais pas passée sur ce blog… j’en ai raté des bons moments de lecture! jamais plus on ne m’y reprendra ^^

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