“Je ne volerais jamais l’argent d’un pote. Mais sa copine, oui”

Ce qui est regrettable quand on est une jeune fille moderne en amour pour des groupes qui ont cessé d’exister bien avant ma naissance, c’est de ne plus avoir la moindre chance d’assister un jour à un homérique concert de ses idoles. A moins d’un remake particulièrement rock’n’roll de la nuit des morts vivants.

Ce documentaire sur Joe Strummer, c’est un récit touchant et souvent amusant qui rattrape le temps perdu pour les jeunes générations qui n’ont pas eu la chance de vivre sa révolution. C’est le message d’un homme amoureux de la vie, des gens et de la musique, ardent défenseur de la liberté et de l’ouverture d’esprit, transmis par ceux qui l’aimaient, quels que soient ses défauts.

Inutile de préciser que la bande sonore est exceptionnelle. Loin de se limiter à la période Clash de Joe Strummer, on découvre son passé chez les 101ers, son retour chez les Mescaleros, et toute son oeuvre pour des bandes originales de film.


Johnny Appleseed
envoyé par matzevolt

Sans parler des titres que Joe Strummer aimait diffuser dans l’émission de radio qu’il animait:

Un seul bémol : effectivement, les sous-titres apparaissent souvent en blanc sur fond blanc.
Si je ne me retenais pas, je retournerais volontiers le voir… Mais j’ai déjà en tête d’aller voir Glastonbury mi août à l’Utopia, où la 1ère séance coûte 3,50 euros…

En attendant, j’aimerais essayer de combler un manque exprimé par Joe Strummer en personne dans ce documentaire : de si belles paroles, et si peu de personnes qui les connaissent… Le film donne d’excellents éclairages sur London Calling et Rock the Casbah. Je vous ai déjà parlé de White man in Hammersmith Palais. En voici les paroles :

Midnight to six man
For the first time from jamaica
Dillinger and Leroy Smart
Delroy Wilson, your cool operator
Ken Boothe for UK pop reggae
With backing bands sound systems
And if they’ve got anything to say
There’s many black ears here to listen
But it was four tops all night with encores from stage right
Charging from the bass knives to the treble
But onstage they ain’t got no roots rock rebel
Onstage they ain’t got no…roots rock rebel
Dress back jump back this is a bluebeat attack
Cos it won’t get you anywhere
Fooling with your guns
The british army is waiting out there
An it weighs fifteen hundred tons
White youth, black youth
Better find another solution
Why not phone up Robin Hood
And ask him for some wealth distribution
Punk rockers in the UK
They won’t notice anyway
They’re all too busy fighting
For a good place under the lighting
The new groups are not concerned
With what there is to be learned
They got Burton suits, ha you think it’s funny
Turning rebellion into money
All over people changing their votes
Along with their overcoats
If Adolf Hitler flew in today
They’d send a limousine anyway
I’m the all night drug-prowling wolf
Who looks so sick in the sun
I’m the white man in the palais
Just lookin’ for fun
I’m only
Looking for fun
Basée sur l’expérience vécue par Joe Strummer lors d’un concert de reggae au Hammersmith Palais, cette chanson prône l’union des jeunes noirs et blancs pour la défense de leurs droits, déplore l’éloignement des punks des valeurs de rébellion pour s’orienter vers un genre uniquement commercial, et clame l’engagement des Clash contre le nazisme (leur apparition en concert vêtus de tee-shirts de la Fraction Armée Rouge a fait scandale). Quant à Ken Boothe, Delroy Wilson, Dillinger et Leroy Smart, il s’agit de musiciens jamaïcains.
Guns of Brixton est interprétée non par Joe Strummer, mais par Paul Simonon qui en est l’auteur. Il y évoque les mauvaises relations entre la police et les immigrés de Brixton, dont il est originaire. Le personnage d’Ivan est joué par le chanteur de reggae Jimmy Cliff dans le film The harder they come.

Et pour finir, une chanson que j’adooooore et qui n’a, à mon grand regret, pas été évoquée dans le film :


joe strummer: “Love Kills”
envoyé par joe-strummer

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Je m’attendais à autre chose de la part de ce livre : un hymne rock’n’roll …

5 commentaires

  1. HEY je veux viendre voir Glastonbury en août… le film n’est apparemment programmé qu’en soirée et c’est evidemment la semaine où je vais en Suisse.
    http://www.cinemas-utopia.org/toulouse/rubriques/pdf/grilles/2007-08-21.pdf
    Je ne serais donc dispo que le mercredi 15 août à 21h30
    Mais ça me botte du tonnerre ^^

  2. T’avais pas une valise à faire, toi ? ;op
    Allez, bonnes vacances, miss. Profites-en bien.

  3. moi, en soirée ça me va très bien, vu qu’en aout, je bosse! faudra voir comment ça évolue, mais ça me dirait bien aussi, le 15 🙂

  4. Mais t’es pas censée être loin d’un ordinateur, toi ? Qu’est-ce que tu fais à valider les commentaires sur ton blog, là ? Allez, tu me laches ce clavier et tu profites de tes vacances !

  5. Eh, tout ça, c’est une invitation pour refaire un Toulouse Carnet miniature ? :p

    En attendant, cadeau : un petit jeu où il faut parler de soi sur son blog en sept points que l’on choisit comme on veut, mais avec l’obligation de faire passer le jeu à sept autres bloggers !

    Enjoy ! 😮

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